


«Contrôles peu efficaces», «politique de déni»… Un collectif dénonce «l’anarchie des terrasses estivales». Car durant l’été, le problème des nuisances sonores s’amplifie dans la ville.
La cohabitation est depuis tous temps, malaisée. Qu'importent les saisons, l'entente entre riverains et commerçants ne tient qu'à un fil fragile que les excès et répétitions de soirées sont susceptibles de rompre.
Pour les élus et autorités compétentes, arbitres de facto du juste équilibre, l'été est souvent assimilé à la période des doléances. Et chaque fois se pose l'éternelle question : comment concilier les intérêts commerciaux des uns et le repos mérité des autres ?
"AUCUN CONTROLE..."
« Il n’y a aucun contrôle sur les heures de fermeture et les autorisations données » s’insurge le collectif « Marius Monnet » qui affirme avoir alerté la municipalité de La Ciotat et l’association des commerçants, à plusieurs reprises.
Les commerçants veulent travailler, les riverains, des actifs aussi, être en état de travailler.
« Nous souffrons de cette situation, nos enfants sont perturbés dans leur sommeil, nous qui nous levons chaque matin pour travailler avons des soirées et des nuits troublées par les bruits de ces bars et restaurants.
Nous sommes venus nous installées dans ce cœur historique afin d’être au calme tout en étant à deux pas des commodités et de l’animation du port. Depuis des mois, nous vivons un enfer » ajoute l’association de riverains qui demande à la mairie de faire « respecter la loi ».
L'ensemble du centre-ville, du port est touché par le tapage nocturne qui peut être du fait des commerçants, clients ou voisins, sans omettre d'évoquer d’autres secteurs de la ville. Un sujet qui ne semble jamais clos.
Récemment un internaute a publié un message sur le groupe Facebook « La Vie à La Ciotat » afin de protester contre l’intervention de la police municipale alertée probablement par des riverains gênés par le bruit.
Une animation musicale était récemment organisée en soirée, sur les terrasses de deux restaurants situés sur l’avenue Ernest Subilia. Un secteur plutôt résidentiel dont certains logements gardent leurs fenêtres ouvertes pour lutter contre la chaleur.
LIMITER LES DÉCIBELS
Certains établissements, au lendemain de fermeture administrative, ont d'ailleurs investi dans des appareils qui permettent de mesurer l'intensité du volume. Un décibel de trop et la musique se tait.
L’usage des enceintes directionnelles s’est aussi, montré très efficace pour animer de belles soirées d’été sans gêner les voisins.
Un dispositif qui pourrait être copié ? Le noeud du problème, c'est bien l’animation estivale car ce sont justement ces soirées qui permettent à la jeunesse et aux fêtards de se retrouver in situ. Sans musique et jeunesse, une ville se meurt. Sans actifs qui fuient le bruit, aussi...
C'est une nouvelle saison qui commence, de nouvelles initiatives mises à l'essai mais les nuisances sonores restent au coeur des discussions. Des mésententes souvent…
Photo : ©DR- illustration
La rédaction
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