


ENTRETIEN - Si l’association Ciotadenne n’a qu’un an, en réalité le projet majeur « Villes des Lumières » qui rythmait le groupe, en a vingt... L'histoire d'une équipe qui a cru à son projet.
« Kâ Project Artist », c’est le projet fou de Fabien Laurora, épaulé par sa femme Elodie. Nostalgique de l’époque où il rappait, il décide de mettre en place le projet « Ville des lumières ».
L’association nait alors l’année dernière, car pour que la mairie puisse prêter une scène il fallait une entité juridique. Fabien Laurora parvient à regrouper une trentaine de talents alors qu’au départ, ils n’étaient que huit.
Sa femme Elodie, s’est mise elle aussi à fond dans cette association [le rap ne lui plaisait pas forcément]. C’est le 21 aout qu’est diffusé le « projet Ville des Lumières » devant environ 900 personnes.
« C’est une belle réussite », s’exclame Elodie. A travers ce mouvement, ce sont des rappeurs, des chanteurs, des grapheurs, des slameurs qui s’expriment à travers l’art qu’ils proposent.
DU DOUTE AU MIRACLE…
C’est depuis l’année dernière que le mouvement a débuté et c’est seulement le 7 juillet dernier que le clip a été dévoilé au cinéma CGR de La Ciotat. « Une trentaine de personnes c’est difficile à gérer, il y en a qui peuvent être en désaccord avec les choix, mais c’est le jeu » explique Elodie. Le couple est passé par différents sentiments avant que le clip soit diffusé devant 300 personnes.
Malgré les difficultés rencontrées par Fabien, il n’a jamais été question d’abandonner ce projet. Finalement malgré le stress et les doutes, le public a su apprécier cette forme d’art, qui n’a pas l’habitude d’être représenté à La Ciotat. « À la fin du spectacle, une vieille dame m’a interpellé pour me demander quand aurait lieu un autre spectacle du même type, je pensais qu’elle parlait des chanteurs or elle parlait bel et bien des rappeurs », confie amusée Elodie.
PERSÉVÉRANCE
Même si l’association est récente, Fabien Laurora, âgé d’une quarantaine d’années, n’est pas un novice de la musique. Depuis très jeune, il avait son nom dans la musique « Mirage », un groupe avec trois autres personnes. Fabien ne recevait pas beaucoup d’aide à ce moment-là et a dû arrêter la musique. Plus tard la routine de l’hôpital s’installe.
Travaillant en réanimation pendant la période du Covid il broie du noir dans ce décor. « Je voyais trop de morts, je voulais voir de la vie » selon le coordinateur de l’association. Quand l’idée de reprendre la musique, peu de personnes étaient convaincues par ce projet.
À commencé par Elodie, sa femme. « Quand il m’a dit qu’il voulait reprendre la musique je n’y croyais pas du tout ». L’idée de rassembler plusieurs groupes n’est pas née hier, depuis 1997 ce projet est dans un coin de sa tête. « Tout le monde me disait que j’étais fou », poursuit-il.
L’IMPORTANCE DES PARTENAIRES
L’association tient tout de même à remercier l’un des plus grands partenaires : le Moxy hôtel. « C’est l’un des premiers partenaires qui nous a tendu la main », exprime avec reconnaissance Elodie.
On peut dire que l’atmosphère de l’hôtel est lui aussi, tourné autour du "Street Art". Avec pas mal de fresques sur les murs qui inspirent l’environnement assez hip-hop. Grâce à l’aide du staff, les artistes de l’association ont pu tourner des scènes sur le rooftop de l’hôtel.
Les liens « professionnels » du début ont donné suite à une réelle relation entre l’association et la direction de l’hôtel. Le cinéma CGR a aussi aidé pour ce projet puisque les artistes ont pu diffuser gratuitement leur clip dans la salle.
Cliquez et écoutez ci-dessous, l'entretien réalisé par Anissia OURAMDANE
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