


Sur le terrain, de plus en plus de policiers expriment leur grogne. Qu’en est-il à La Ciotat ?
Depuis un appel du syndicat Unité-SGP Police FO vendredi dernier, de nombreux policiers se mettent en activité réduite ou en arrêt-maladie, pour protester contre la détention provisoire d'un agent de la BAC marseillaise soupçonné de violences contre un jeune homme.
Les policiers que nous avons contactés au commissariat de La Ciotat n’ont pas souhaité répondre à nos questions. Toutefois, un représentant syndical nous a délivré quelques informations.
Selon lui, à La Ciotat, si certains se sont mis en « arrêt de travail » d’autres continuent de travailler mais ils soutiennent tout de même le policier placé en détention provisoire.
"EN ARRÊT DE TRAVAIL"
Comme dans de nombreux commissariats des Bouches-Du-Rhône, le strict minimum est assuré. Toutefois, ce mouvement aurait considérablement ralenti le travail des policiers Ciotadens.
Dans la plupart des commissariats des Bouches-Du-Rhône, les policiers opérationnels ne travaillent pas comme à leur habitude pour montrer leur soutien.
« Qu’il y ait une justice c’est normal, mais il n’aurait jamais dû être incarcéré, […], il y avait toutes les garanties de représentation, on sait qu’il ne va pas s’enfuir », déplore le syndicaliste.
Si ces derniers évènements ont réveillé la colère des policiers, c’est un ras-le-bol général qui est observé. « On est montré du doigt par des politiques qui ne connaissent rien à notre métier, ils feraient mieux de travailler avec nous » s’indigne le policier qui souhaite néanmoins, garder son anonymat.
"IL N'AURAIT JAMAIS DÛ ÊTRE INCARCÉRÉ"
Si la plupart des policiers se sentent aujourd’hui délaissés par les politiques, ils attendent une réponse pour apaiser le climat actuel. « Il faut surtout redonner confiance à la police ! » espère le syndicaliste. « On représente l’ordre républicain » poursuit-il.
De plus en plus de policiers et de gendarmes quittent leurs fonctions. « Les policiers et leurs familles sont menacés chez eux ».
De moins en moins de personnes passent les concours de police, selon le syndicaliste, la situation risquerait de s’aggraver si les politiques continuent de « montrer du doigt » la police. « Tant qu’on sera dans ce schéma la situation va se dégrader » se désole-t-il.
Hier dans une vidéo publiée par le média "Konbini", Hedi, grièvement blessé par un tir de LBD et laissé pour mort dans la nuit du 1er au 2 juillet, est sorti du silence. Le jeune homme a passé plusieurs heures dans le coma et a subi plusieurs opérations. Une partie de son crâne a été retirée et il risque de perdre l'usage de son œil gauche, selon son avocat.
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