


Une vaste arnaque financière secoue les Bouches-du-Rhône. La justice a révélé l’existence d’un système de prélèvements bancaires frauduleux, parfois passés inaperçus, sur les comptes de centaines voire de milliers de particuliers.
Le préjudice est déjà estimé à plus de 7 millions d’euros entre janvier 2020 et juin 2025, mais il pourrait être bien plus élevé.
UN DIRIGEANT MARSEILLAIS EN GARDE À VUE
Au cœur de l’affaire : le patron de la société CSV, installée dans le 8ᵉ arrondissement de Marseille et officiellement spécialisée dans la réparation de produits électroniques.
Selon le parquet de Marseille, l’entreprise aurait procédé à des prélèvements de 3,99 € par mois en invoquant de faux contrats d’assurance « affinitaires », censés couvrir les risques liés aux téléphones portables – mais sans fournir aucune contrepartie réelle.
Les virements frauduleux peuvent apparaître sous différents libellés : ASSUR, ASSURANTIK, ASSURANTI, ASSURA, ASSURTEL, ASSURANCE TEL PORT, ASSURX, ASS TEL PORT, ASSURO5 ou ASSURIK ASSURB41T. Tous étaient effectués via le numéro SEPA FR24ZZZ669169.
Le parquet invite toutes les victimes potentielles à vérifier leurs relevés bancaires de 2020 à 2025 et à écrire à audiencement.phn.tj-marseille@
Les enquêteurs poursuivent leurs recherches afin d’identifier d’autres victimes et d’évaluer l’ampleur totale du préjudice.
En attendant, les autorités ont procédé à des saisies sur les biens immobiliers, comptes bancaires et cryptoactifs du chef d’entreprise, pour un montant de plus de 3,3 millions d’euros.
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