logo frequence

facebooktwitteryoutubeliveplayer

Image
Municipales à La Ciotat : la gauche risque-t-elle de disparaître ?

Municipales à La Ciotat : la gauche risque-t-elle de disparaître ?

POLITIQUE - L’union impossible ? À moins de deux mois du scrutin, à La Ciotat, les forces de gauche peinent toujours à s’entendre sur une liste commune.

Alors que les militants se rassemblent au sein d’un Collectif, l’union de la gauche ciotadenne, traditionnellement unie, semble cette fois à la peine. Pour la première fois, aucune tête de liste ne se dégage clairement, alors que le premier tour est prévu le 15 mars.
 
En 2020, la liste « La Ciotat, nous rassemble », menée par le communiste Karim Ghendouf, avait obtenu 20,14 % des voix au second tour. Mais depuis, le paysage politique a évolué : la victoire des socialistes à Marseille a rebattu les cartes, et les rapports de force locaux ont changé.

Martine Cuccaroni, figure locale, se positionne pour incarner une liste d’union mêlant socialistes, communistes et société civile. Pourtant, les instances politiques tardent à trancher, une situation inédite à ce stade de la campagne. « On ne peut pas se permettre de diviser la gauche, alors que la droite macroniste dirige la ville et que le RN est aux portes du pouvoir », confie un militant sous couvert d’anonymat.

LFI EN EMBUSCADE

Le parti de La France Insoumise (LFI) entend jouer un rôle clé dans cette élection. S’il prône aussi l’union, des tensions persistent avec le Parti Socialiste (PS). « Si aucun accord n’est trouvé, une liste LFI pourrait émerger », révèle une source proche du dossier. Une hypothèse qui affaiblirait encore davantage la gauche face à une droite solidement installée et un Rassemblement National en nette progression.

Autre acteur de cette équation : Bernard Orgoulou-Oglou, ancien candidat du Nouveau Front Populaire aux législatives de 2024 et conseiller municipal socialiste. Il se présente sous l’étiquette « divers gauche », ajoutant une variable supplémentaire à ce puzzle politique.

Dans ce contexte, la gauche ciotadenne pourrait ne pas dépasser les 10 % au premier tour, seuil nécessaire pour se maintenir. Une absence au second tour signifierait sa disparition du conseil municipal – une première dans l’histoire récente de la ville. « Ce serait un signal désastreux pour la démocratie locale », alerte un observateur politique.

À deux mois du scrutin, le temps presse. Les négociations continuent, mais l’horloge tourne…
 
Photo : ©Fréquence Nautique - (illustration)
La rédaction

En savoir plus => Faits-divers, société, culture, politique, sport... Ecoutez l'actualité de La Ciotat & environs sur Radio La Ciotat Fréquence Nautique - 107 FM, édition locale à 9h, (rediffusion à 12h15, 16h30 et 19h).