


Depuis lundi, les stations de La Ciotat enregistrent une forte affluence. En cause : la peur d’une augmentation rapide des prix de l’essence et du gasoil liée aux tensions au Moyen-Orient, plus qu’un réel risque de pénurie.
Depuis le début de la semaine, les stations-service de La Ciotat n'échappent pas à une fréquentation inhabituelle en France. Aux heures de pointe, des files de véhicules se forment aux abords des pompes, conséquence directe des tensions géopolitiques internationales et de leurs répercussions sur les marchés pétroliers.
Si le mot « pénurie » circule, la principale inquiétude des automobilistes reste la hausse annoncée des prix du carburant. La flambée des cours du brut, dans le contexte du conflit impliquant notamment Israël et Iran, alimente la crainte d’une augmentation rapide à la pompe.
« Je préfère faire le plein maintenant plutôt que de payer plus cher la semaine prochaine », confie Marc rencontré devant une station de l'avenue Ernest Subilia à La Ciotat (notre photo).
Du côté des gérants de stations, la hausse de fréquentation est nette. « Depuis lundi, nous constatons davantage de passages. Les clients évoquent surtout la peur d’une hausse des prix », indique une pompiste Ciotadenne, précisant que les livraisons se poursuivent normalement, "parfois avec plusieurs jerricans".
Du côté des autorités locales, on se veut rassurant : aucune rupture d’approvisionnement n’a été signalée à ce stade, même si à la pompe, certaines stations étaient ce mercredi matin en rupture de "gasoil". La situation est suivie avec attention, mais il s’agit principalement d’un mouvement d’anticipation lié au contexte international.
Pour l’heure, à La Ciotat, la tension reste donc davantage psychologique qu’énergétique.
En savoir plus => Faits-divers, société, culture, politique, sport... Ecoutez l'actualité de La Ciotat & environs sur Radio La Ciotat Fréquence Nautique - 107 FM, édition locale à 9h, (rediffusion à 12h15, 16h30 et 19h).