


Depuis sept ans, Élodie Moscatello attend une réponse à sa demande de logement social. Âgée de 37 ans et mère de cinq enfants, elle vit aujourd’hui dans un appartement devenu trop petit et inadapté à la vie de sa famille. Malgré une reconnaissance au titre du droit au logement opposable (DALO) obtenue il y a près de trois ans, la situation reste bloquée.
« J’ai une demande de logement active depuis sept ans, et une loi DALO depuis bientôt trois ans », explique Élodie Moscatello 37 ans, mère de famille.
Deux propositions lui ont bien été faites, mais à Marseille, dans les quartiers de Frais-Vallon et du Consolat. Des logements qu’elle a dû refuser. « Je n’avais pas demandé Marseille. Mon fils est reconnu par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) et il est accueilli en Institut Médico-Éducatif (IME) le mercredi. Ce n’était pas possible pour nous d’accepter. »
"ON VIT AU MILIEU DES CARTONS"
Dans l’appartement de 50 m2 où elle vit aujourd’hui, la cohabitation devient de plus en plus difficile avec cinq enfants, âgés de 5 à 17 ans. « La situation est très dure à vivre. Le logement est très petit, il n’y a pas de place, on vit au milieu des cartons », confie-t-elle. Faute d’espace, les jumelles dorment régulièrement avec elle dans le salon.
À ces difficultés s’ajoutent des problèmes d’insalubrité. De la moisissure est apparue dans certaines chambres, notamment celle de sa fille aînée, et la chaleur devient étouffante durant l’été. Des conditions de vie qui accentuent la fatigue et l’inquiétude de cette mère de famille.
Malgré de nombreuses démarches, son dossier reste au point mort. Lors d’un rendez-vous avec des représentants de la mairie, il lui a été expliqué qu’aucun logement de type T5 n’était actuellement disponible pour accueillir sa famille. Si la mairie de La Ciotat a adressé un courrier aux bailleurs sociaux afin de tenter de faire avancer son dossier, aucune solution concrète n’a suivi. Trois ans après la reconnaissance de son droit au logement opposable, aucune nouvelle proposition adaptée à sa situation ne lui a été faite.
Face à cette attente qui s’éternise, elle envisage désormais de nouvelles démarches juridiques. « J’ai rendez-vous la semaine prochaine avec un avocat pour essayer de faire avancer ma situation, car je ne sais plus quoi faire et ça devient invivable », indique-t-elle.
Au-delà de son cas personnel, son message se veut un appel à être entendue. « Je voudrais qu’on prenne vraiment ma situation en considération. Trois ans avec une loi DALO et pas d’autre proposition de logement, c’est long. » Elle insiste également sur les besoins particuliers de sa famille, qui rendent l’attente et l’absence de solution d’autant plus difficiles à vivre au quotidien.
Aujourd’hui, l’épuisement se fait sentir. « Moralement et physiquement, je suis épuisée. Parfois je baisse les bras, mais j’essaie de rester forte. Il faut que je me batte pour mes enfants. »
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