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La Ciotat : pourquoi l’éducation a

La Ciotat : pourquoi l’éducation a "disparu" des "priorités municipales" ?

POLITIQUE - Lors du conseil municipal du 27 avril 2026 à La Ciotat, la gauche a dénoncé les choix de la droite réélue et majoritaire, jugés inquiétants dans la répartition des délégations, pointant notamment l’absence d’un adjoint à l’éducation et à la petite enfance.

Lundi 27 avril 2026, dans la salle Paul Éluard à La Ciotat, l'ouverture du conseil municipal a été le théâtre d’un échange tendu entre la majorité de droite nouvellement élue et l’opposition de gauche. Au cœur des débats : l’annonce des délégations attribuées aux adjoints, et surtout… certaines absences jugées lourdes de sens.

Mariann Chrétien, conseillère municipale d’opposition proche du communiste Karim Ghendouf, élue sur la liste de gauche « La Ciotat nous rassemble », n’a pas tardé à exprimer ses inquiétudes. Dès sa prise de parole, elle souligne ce qu’elle considère comme une incohérence majeure : l’absence d’un adjoint spécifiquement chargé de l’éducation.

Pour l’élue, le sujet dépasse la simple organisation interne. « L’école reste une des dernières prérogatives essentielles de la commune », rappelle-t-elle, insistant sur la nécessité de garantir aux enfants des conditions d’apprentissage dignes, accessibles et équitables. Elle évoque notamment la question des distances parcourues par certains élèves, l’état des infrastructures scolaires et l’égalité de traitement entre quartiers.

Face à ces enjeux, elle s’interroge : comment expliquer qu’aucune délégation dédiée à l’éducation n’ait été attribuée ? Une décision qu’elle qualifie de « dérive » et de « désinvolture ».

Dans la même logique, Mariann Chrétien pointe également l’absence de délégation à la petite enfance. Elle défend une vision axée sur des crèches municipales, à l’abri de logiques lucratives, estimant que les plus jeunes ne doivent pas être soumis à des intérêts financiers.

Autre sujet d’incompréhension : la combinaison de certaines délégations jugées hétéroclites. Elle cite notamment le cas d’une conseillère déléguée à la fois à la publicité, aux violences intrafamiliales et à la cause animale. Une association qui, selon elle, interroge sur la hiérarchisation et la cohérence des priorités, en particulier sur des sujets sensibles comme les violences faites aux femmes.

UN MAIRE RÉÉLU "CONFORTABLEMENT"

En réponse, Alexandre Doriol, élu divers droite, a tenu à défendre ses choix. Il a notamment souligné la nomination d’une femme au poste de première adjointe, estimant que cela devrait être perçu positivement par l’opposition. « Vous devriez être heureuse d’avoir une femme comme première adjointe », a-t-il lancé.

Le maire de la Ciotat a également rappelé la légitimité de sa majorité, élue dès le premier tour, invitant ses opposants à se présenter lors des prochaines élections s’ils souhaitent proposer une alternative : « Si vous n’êtes pas satisfaite, je vous invite à vous présenter dans sept ans. »

Cet échange illustre un début de mandat marqué par des divergences profondes sur les priorités municipales. Derrière la question des délégations, c’est bien une vision de la politique locale qui s’affronte : entre gestion assumée de la majorité et vigilance revendiquée de l’opposition, notamment sur les questions éducatives et sociales.

Reste à savoir si ces choix organisationnels auront des conséquences concrètes sur le terrain… et si le débat, déjà vif, continuera de s’intensifier dans les mois à venir.

Photo : ©Fréquence Nautique - (archive)
La rédaction

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