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Les matelas (privés) de la Grande Plage de La Ciotat continuent de faire des vagues

Les matelas (privés) de la Grande Plage de La Ciotat continuent de faire des vagues

Dans un communiqué publié dimanche 5 juillet, Evelyne Lelieur défend la distinction entre l’occupation du domaine public maritime et la propriété privée des établissements qu’elle exploite sur la Grande Plage de La Ciotat.

Alors que des matelas ont fait leur retour ces derniers jours sur le domaine public maritime face aux deux restaurants privés de la Grande Plage de La Ciotat, Evelyne Lelieur a souhaité prendre la parole pour clarifier sa position dans un communiqué publié dimanche 5 juillet.

Cette prise de parole intervient une dizaine de jours après l’intervention des Affaires maritimes qui avait conduit au retrait des transats et bains de soleil installés sur la plage dans le cadre d’une procédure liée à l’occupation du domaine public maritime.

Face aux nombreuses réactions suscitées par cette affaire, la gérante estime qu’une confusion persiste dans l’opinion publique entre deux questions pourtant distinctes.

"DEUX SITUATIONS DIFFÉRENTES..."

« Beaucoup de personnes confondent aujourd’hui deux situations pourtant très différentes concernant la Grande Plage de La Ciotat », écrit-elle.

Selon elle, l’occupation du sable relève d’une Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT) accordée par l’État et soumise à des règles précises. En revanche, les bâtiments des restaurants ainsi que leur fonds de commerce constituent un patrimoine privé acquis en pleine propriété.

À travers ce communiqué, l’entrepreneure souhaite rappeler que le débat ne concerne pas uniquement l’installation de matelas ou de transats sur la plage.

« Ce ne sont pas les transats, ni l’exploitation de la plage », insiste-t-elle, évoquant avant tout l’avenir de deux établissements dans lesquels d’importants investissements ont été réalisés au fil des années.

Evelyne Lelieur souligne également les conséquences économiques et humaines que pourrait engendrer cette situation. « Aujourd’hui, un entrepreneur qui a consacré des années de sa vie à développer ces établissements, achetés au prix fort et encore sous crédit, risque de tout perdre », affirme-t-elle.

Au-delà des aspects juridiques, elle rappelle que de nombreux emplois et familles dépendent directement de l’activité de ces restaurants emblématiques du front de mer ciotaden.

Sans remettre en cause le respect de la réglementation applicable au domaine public maritime, la gérante appelle à davantage de discernement dans les débats.

« Défendre le respect des règles n’empêche pas de reconnaître la situation dramatique d’un propriétaire qui voit son patrimoine et son travail menacés », souligne-t-elle.

Par ce message, Evelyne Lelieur souhaite recentrer l’attention sur ce qu’elle considère être l’enjeu fondamental du dossier : la différence entre une autorisation temporaire d’occupation du sable et la propriété des établissements eux-mêmes.

« Avant de juger, prenons le temps de comprendre les faits et les différences entre une AOT sur le sable et la propriété des restaurants. La nuance est importante… et elle mérite d’être entendue », conclut-elle.

Photo : ©Fréquence Nautique - (archive)
La rédaction

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