


TÉMOIGNAGE - Ce qui devait être une simple soirée d’été a bien failli virer au drame. Kelly, une mère de famille ciotadenne, a décidé de raconter publiquement ce qu’elle décrit comme un enchaînement d’événements qui aurait pu coûter la vie à son fils de seulement 18 ans.
Selon le témoignage de Kelly, les faits remontent au vendredi 10 juillet 2026. Son fils ressent soudainement une violente douleur au niveau de la poitrine, irradiant dans le bras gauche. Rapidement, sa mâchoire commence également à se contracter. Inquiet, il compose immédiatement le 15 afin de demander de l’aide.
D’après la maman Ciotadenne, la réponse qu’il reçoit le laisse sans voix. « On lui aurait répondu de trouver des amis pour l’emmener aux urgences, en lui disant que ce n’était pas grave. »
Suivant cette consigne, le jeune homme se rend par ses propres moyens aux urgences. Le diagnostic tombe alors rapidement. Il est victime… d’un infarctus du myocarde. Face à la gravité de son état, il est transféré en urgence en soins intensifs à l’hôpital de la Casamance, à Aubagne.
Selon Kelly, les cardiologues qui l’ont pris en charge ont été très clairs avec la famille. « Ils nous ont dit que s’il était arrivé un peu plus tard, notre fils ne serait probablement plus là aujourd’hui. »
"CHAQUE MINUTE COMPTE..."
Aujourd’hui encore, cette mère peine à réaliser ce qui s’est passé. « Quand un jeune de 18 ans appelle le 15 parce qu’il souffre d’une douleur thoracique avec irradiation dans le bras gauche et la mâchoire, on s’attend à ce que chaque minute compte. Nous avons eu la chance qu’il insiste et qu’il arrive malgré tout à l’hôpital. D’autres n’ont peut-être pas cette chance. »
Les autorités sanitaires rappellent qu’une douleur thoracique pouvant irradier vers le bras gauche, l’épaule, le dos ou la mâchoire peut être le signe d’un infarctus du myocarde. Dans cette situation, chaque minute compte : un traitement rapide permet de limiter les lésions du cœur et d’améliorer les chances de survie. C’est pourquoi il est recommandé d’appeler immédiatement le 15 ou le 112 et de suivre les consignes médicales.
DES PRÉCÉDENTS ?
Au fil des années, plusieurs affaires ont mis en lumière des erreurs de régulation médicale ayant conduit à des retards de prise en charge. Certaines ont donné lieu à des expertises ou à des décisions de justice reconnaissant des défaillances dans l’évaluation de la gravité de l’état des patients.
Dans une décision de la Cour administrative d’appel de Nantes, la justice a notamment retenu la responsabilité d’un centre hospitalier après une mauvaise évaluation téléphonique d’un patient présentant des symptômes évocateurs d’un infarctus, retard ayant contribué à une issue dramatique.
Chaque situation reste toutefois particulière et ne préjuge pas de ce qui s’est produit dans le cas évoqué par Kelly.
Photo : Illustration
La rédaction
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