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Ces Ciotadens qui ont décidé ou envisagent de quitter La Ciotat

Ces Ciotadens qui ont décidé ou envisagent de quitter La Ciotat

Entre l’urbanisation intensive, les embouteillages, les nuisances, la pollution, les petits logements et les prix exorbitants, des ciotadens en ont assez et envisagent un avenir ailleurs.

[DOSSIER]

Il y a la carte postale « touristique », la propagande politique et puis il y a l’envers du décor. C’est sur ce sujet, que notre rédaction a décidé aujourd’hui, de se pencher dans le « dossier » du week-end.

On a tendance à parler des "nouveaux arrivants" mais il y a aussi ceux qui partent... La Ciotat semble être boudée de plus en plus par ses propres habitants. C’est une évidence qui est plutôt discrète mais il faut se l’avouer, chaque année, des Ciotadens souhaitent quitter leur ville natale et/ou d’attache.

EXODE URBAIN ?

Selon une étude que nous avons menée à travers différents témoignages, tous les quartiers semblent plus ou moins concernés par cet « exode urbain ». Il vise principalement ceux qu’on appelle « les ciotadens de souche » et les habitants qui ont du mal à boucler leur fin de mois.

Ces habitants nés ou présents dans la ville depuis plusieurs années souhaitent déménager vers un endroit « plus paisible, retrouver La Ciotat d’autrefois » d’autres sont à la recherche « d’un loyer plus abordable ».

Pire encore, depuis quelques années notre chère Ville des frères « Lumière » perd des habitants selon l’Insee. La pandémie de Covid-19 n’a fait qu’accélérer un phénomène déjà bien installé. Et pourtant il y a de plus en plus de constructions, un paradoxe qui pourrait s’expliquer par la recrudescence des résidences secondaires.

En réalité, ce retour à la campagne et à une vie plus paisible et abordable pourrait s’expliquer par une qualité de vie qui s’est dégradée au fil des années dont les classes ouvrières et moyennes payent aujourd’hui, le prix fort. À noter toutefois, que certains Ciotadens plus aisés ont quitté la ville, eux aussi.

À la recherche d’un meilleur cadre de vie, de plus de confort et d’espaces verts, des Ciotadens fuient leur ville et migrent vers des terres plus agréables. Et lorsqu’on aborde un sujet qui cible notamment l’urbanisation ou les difficultés à circuler, sur les réseaux sociaux, les commentaires se libèrent.

"JE NE RECONNAIS PLUS MA VILLE"

« J’ai quitté la ville il y a quelques années et lorsque je vois ce qu’elle est devenue, je ne le regrette pas » explique Yves L. « Je ne reconnais plus ma ville » s'inquiète Céline C.
« Attendez que tout soit bétonné jusqu'au sémaphore, vous verrez, nous serons le plus grand Monaco du monde » commente non sans ironie, Gilles E.

« Je connais La Ciotat depuis les années 60, j’ai vu la destruction de cette ville petit à petit avant on était très heureux, c’était un village où tout le monde se parlait tout le monde se côtoyait… » lance Edgard R. « Quant j’y retournerais je reconnaîtrais plus rien... La Ciotat avait son coté village avec pas mal de choses [...] Ce côté conservation du passé de cette ville superbe... que j'ai connu enfant, entre 70 et 71… » regrette Florence E.

Si l’épidémie de Covid-19 a encouragé certains Ciotadens à migrer vers la campagne, d’autres ne pourront pas se défaire de leur activité professionnelle, disponible principalement dans les grandes villes. 

Enfin nous terminons cet article avec le commentaire de Raph A. L'internaute rebondit sur le sujet et n’hésite pas à rappeler la célèbre citation d’un certain « Géronimo » : « Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été péché, alors enfin nous saurons que l'argent ne se mange pas » Et non…

Photo : AC
La rédaction

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