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La Ciotat : le cinéma « Lumière » fait de la résistance

Coronavirus, municipales repoussées… Confiné, le cinéma « mythique » de La Ciotat fait de la résistance. Son avenir joue aussi, les prolongations.

Confinement oblige, le chantier de construction du cinéma multiplex en entrée de ville de La Ciotat est quasiment à l’arrêt. Par conséquent son ouverture risque d’être retardée.

En ce qui concerne, le cinéma « Lumière » présent sur la place Evariste Gras, dans le centre-ville, son avenir dépend du résultat des élections municipales. Patrick Boré prévoit d’en faire une « halle alimentaire » un projet que ne partage pas la plupart de ses adversaires qui souhaitent en revanche, le conserver avec certains aménagements.

En attendant, ces différents projets électoraux sont « gelés » puisque le second tour des élections municipales a été reporté au mois de juin voire à plus tard…

Ces événements inattendus font que même confiné, le destin du cinéma Ciotaden qui porte le nom en hommage aux frères « Lumière » reste donc, en sursis. Ses exploitants profitent eux aussi et par la même occasion, d’une prolongation indéterminée…

« CINEMA MYTHIQUE POUR NOUS, CIOTADENS »

« Je suis née à La Ciotat, il y avait à l’époque quatre cinémas : le Théâtre, le Familial, l'Eden et le Kursall. Au début des années 90, le Kursall est devenu le « cinéma Lumière » en souvenir des frères Louis et Auguste Lumière » raconte Gaby sur un site dédié aux critiques, avant d’ajouter « il y a plusieurs salles, trois exactement. Elles ne sont pas très grandes il est vrai, mais c'est climatisé avec des accès pour les personnes handicapées. Et je crois qu'il peut recevoir 425 à 430 personnes […] Pour les films, nous n'avons rien à envier aux grandes salles des alentours » lance fièrement le Ciotaden, visiblement habitué des lieux.

Comme toutes les salles de France, le cinéma « Lumière » est à l’arrêt en cette période de confinement, ce qui n’empêche pas les gérants de se projeter vers l’avenir « nous travaillons actuellement à proposer une programmation cinématographique et événementielle répondant aux attentes de nos clients dès que les conditions de sécurité nous permettront de les accueillir à nouveau dans les meilleures conditions »

 CORONAVIRUS : ABONNEMENTS PROLONGÉS

En raison de la crise sanitaire et de la fermeture spontanée de l’établissement, la direction du cinéma Lumière précise dans un communiqué qu’ « afin que nos usagers puissent profiter pleinement de nos salles de cinéma, les cartes/tickets abonnements et CE (Comité d’entreprise) seront prolongés de la durée de fermeture ».

Photo : CB - DR
La rédaction

Coronavirus : ce que l’on sait sur la "protection" des différents masques

Le déconfinement approche et l’Etat demande l’aide des collectivités territoriales. La Région distribue des masques chirurgicaux, le Département a passé commande, la Ville de La Ciotat fait appel à la solidarité pour fabriquer des masques "alternatifs".

Lundi soir, Emmanuel Macron a annoncé un déconfinement progressif à partir du 11 mai 2020. Cependant, les scientifiques sont divisés sur la date choisie. Ils s’entendent tous sur un point : pour éviter une deuxième vague, la population doit être protégée.

Et la protection commence par la distribution massive de masques auprès des services dits "prioritaires" puis elle doit être élargie à l’ensemble de la population.

Après la ville de Nice, la Région Sud Paca vient de distribuer 5 millions de masques chirurgicaux, la Métropole Aix Marseille Provence et le Département des Bouches du Rhône ont passé commande. De son côté la ville de La Ciotat fournit du matériel et fait appel à la solidarité citoyenne pour fabriquer des masques alternatifs. 

Chirurgicaux, FFP1 (2 et 3), "altenatifs"... : quels sont les différents types de masques de protection et à quoi servent-ils ?

MASQUE FFP1, FFP2, FFP3

C'est un appareil de protection respiratoire (norme NF EN 149) destiné à protéger celui qui le porte à la fois contre l’inhalation de gouttelettes et contre des particules en suspension dans l’air, qui pourraient contenir des agents infectieux. Le port de ce type de masque de différentes formes (coque, 2 plis, 3 plis, becs de canard…) est plus contraignant (inconfort thermique, résistance respiratoire) que celui d’un masque chirurgical.

D'après l'Afnor, il en existe trois catégories selon leur efficacité, estimée en fonction de l’efficacité du filtre et de la fuite au visage : les masques FFP1 filtrant au moins 80 % des aérosols, les masques FFP2 filtrant au moins 94 % des aérosols et les masques FFP3 filtrant au moins 99 % des aérosols. Sa durée d'utilisation est de 8 heures.

MASQUE CHIRURGICAL OU ANTI PROJECTIONS

C'est un dispositif médical destiné à éviter la projection vers l’entourage des gouttelettes émises par celui qui porte le masque. Il protège également celui qui le porte contre les projections de gouttelettes émises par une personne en vis-à-vis, mais l'Afnor souligne qu'il « ne protège pas contre l’inhalation de très petites particules en suspension dans l’air. »

Comme le précise le site Euramatérials, il s'agit de sécrétions issues des voies aériennes supérieures (nez, bouche, pharynx, larynx) d’une taille de moins de 5 microns, qui peuvent contenir des agents infectieux transmissibles. Ce masque constitue également un geste barrière en diminuant la fréquence des contacts main-bouche. Sa durée d'utilisation ne doit pas dépasser 4 heures.

MASQUE "ALTENARTIF" OU TISSU

Il appartient à la catégorie de masques à usage non sanitaire est destiné à compléter les gestes barrières et de distanciation sociale. Comme l'explique le collectif français « Stop postillons » lancé par des médecins, il s’agit d’écrans (à défaut de masques) pour toute la population. « L’idée est un port collectif : mon écran te protège, ton écran me protège : nos écrans nous protègent. », affirme-t-il.

Il peut s'agir de masques confectionnés à la maison dans du tissu vestimentaire (coton ou polyester), mais en aucun cas de dispositifs médicaux. Face à la multiplication en ligne de tutoriels et modèles de fabrication aux qualités hétérogènes et parfois douteuses, l'Afnor a pris l’initiative de produire un document de référence sur son site Internet.

Il est également recommandé d’y ajouter le port d’une visière de protection contre le coronavirus. Dans la région, un collectif d’imprimeurs (makers) s’est mis en place. Le mouvement « Visière Solidaire 13 » est représenté sur La Ciotat, de nombreuses visières de protection ont été fabriquées grâce à la générosité des participants. Elles ont été distribuées dans la ville et aux alentours. Contact, cliquez => ICI

Qu'en est-il des masques de protection fait maison ? Les avis scientifiques divergent en revanche en ce qui concerne les masques « do it yourself» fabriqués avec du tissu, du papier, du coton, du polyester ou du plastique. Etant donné qu'ils ne sont pas conçus selon les mêmes caractéristiques et normes, ils ne répondent pas aux standards de qualité attendus par les professionnels de santé : ils n’atteignent pas le haut niveau de filtration des masques chirurgicaux ni de filtration de l’air des masques respiratoires.

La Société française des sciences de la stérilisation et la Société française d’hygiène hospitalière affirment ainsi dans un communiqué commun qu'il « n’existe pas de preuve scientifique de l’efficacité des masques en tissu. »

Photo : illustration
La rédaction

Coronavirus : la peur vide les salles d’attente des cabinets médicaux de la région

La fréquentation des cabinets de ville est en chute libre. Un regroupement de professionnels de santé exerçant entre Aubagne et La Ciotat, lance un appel.

Cette défection s’explique par la peur d’attraper le coronavirus entretenue selon des praticiens par des messages contradictoires des autorités. Pourtant, elle pourrait s’avérer dramatique.

“On peut passer à côté d'AVC, de péritonites” Les médecins généralistes font tous le même constat : en pleine crise sanitaire leurs cabinets sont aujourd’hui quasiment désertés.

Face à ce dangereux paradoxe, la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé des Vignes et Calanques exerçant entre Aubagne et La Ciotat, a décidé de réagir.

« Nous sommes un regroupement de professionnels libéraux (pharmaciens, infirmiers, médecins kinésithérapeutes, sages-femmes, orthophoniste....) exerçant sur les communes de La Ciotat, Ceyreste, Cassis, Roquefort la Bédoule et Carnoux.

L’ensemble des professionnels de ce territoire s’est organisé pour proposer à tous les patients une prise en charge optimale, aussi bien ceux atteints du Coronavirus COVID-19 que ceux atteints de pathologies chroniques ou aigües nécessitant un suivi.

La désertification des cabinets médicaux et des consultations aux urgences, nous laisse à penser que les patients ne se présentent pas, probablement par crainte. Nous pouvons les rassurer. Les professionnels libéraux et les urgences de l’hôpital se sont organisés afin d’accueillir en toute sécurité et de façon optimale les personnes nécessitant une consultation pour des pathologies aigües comme pour les suivis chroniques.

Avec la collaboration de l’hôpital de La Ciotat et les mairies de chaque commune, les professionnels ont pu s’organiser, et mettre en place de nombreuses actions dans le but de vous protéger et de vous soigner.

Un manque de suivi entrainera inéluctablement des complications chez les personnes ayant des maladies chroniques. Ne négligez pas votre santé. Contactez vos professionnels de santé » indique un communiqué adressé jeudi soir, à la rédaction de Radio La Ciotat Fréquence Nautique.

De son côté le centre hospitalier de La Ciotat annonce que "le Centre de Planification et d'Education Familiale de l'Hopital de La Ciotat (CPEF), service départemental de planification familial, continue d’accompagner les patients sur les enjeux de santé sexuelle : contraception, éducation à la sexualité, dépistage des IST, grossesse non désirée et IVG.

Une permanence d'écoute est assurée au 04.42.08.77.43, du lundi au vendredi de 9h à 17h avec possibilité d'accueil le vendredi matin au rez-de-chaussée de l'hôpital".

Photo : illustration
La rédaction

Coronavirus : inquiétude à La Ciotat, autour de la « rentrée » du 11 mai.

Dans quelles conditions les élèves Ciotadens reprendront-ils le chemin de l’école à l’issue du confinement ? Personnel et parents d’élèves sont inquiets.

Lundi soir, l'annonce d'Emmanuel Macron a surpris tout le monde. Les crèches, les écoles, les collèges et les lycées vont rouvrir petit à petit. Dans l'enseignement supérieur, les cours ne reprendront "physiquement pas avant l’été".

Contrairement à la rumeur qui circulait ces derniers jours, les élèves ne retourneront pas en classe en septembre mais à partir du 11 mai, date jusqu’à laquelle le confinement est prolongé.

Le président de la République a voulu mettre en avant les inégalités entre les enfants face à l'école à la maison.

Jean-Michel Blanquer le ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse a annoncé que le retour à l'école ne sera "pas obligatoire le 11 mai"

La réouverture ne se fera « pas du jour au lendemain », et la priorité pourra être donnée « aux publics les plus fragiles », a déclaré mardi le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer.

À La Ciotat, la ville s’apprête à lancer une opération de nettoyage dans ses écoles maternelles des Séveriers et des Matagots. La mission a été confiée aux ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) qui selon nos informations ne seraient pas favorables à l’initiative.

Sur les réseaux sociaux, certains parents d’élèves Ciotadens annoncent qu’ils préfèrent garder leurs enfants à la maison jusqu’à la rentrée de septembre.

"SACRIFIÉ SUR L'AUTEL DE L'ÉCONOMIE"

Du côté des syndicats et des associations de parents d’élèves, les avis sont partagés entre « la mise en place des mesures de sécurité avec un nombre limité d’élèves par classe » et l’appel au boycott de la réouverture des écoles par principe de précaution.

"C'est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles le 11 mai car on nous dit que tous les lieux publics sont fermés, les cinémas, les salles de spectacle mais pas les écoles alors que l'on sait que c'est un lieu de haute transmission de haute contamination . Il y a un manque de précaution. Ça paraît être en totale contradiction avec le reste" a réagi Francette Popineau, secrétaire générale du SNUIPP-FSU premier syndicat du primaire, interrogée par l'AFP.

"Il va y avoir une forte incompréhension de la part des enseignants. On a l'impression d'être sacrifié sur l'autel de l'économie" a-t-elle dit. 

Photo : CB
La rédaction

Coronavirus à La Ciotat : Un centre de confinement réservé aux SDF

La réserve communale de la sécurité civile a mis à disposition une partie des locaux et son parking pour accueillir les sans domicile dans le cadre de la crise sanitiare

En cette période de crise sanitaire et de confinement « les invisibles n’ont jamais été aussi visibles... » déclarait un bénévole, qui s’occupe des sans domicile. 

Outre les livreurs à vélo, ce sont les SDF que l’on croise le plus souvent dans les rues de La Ciotat confinée. Pour autant, eux ne le sont pas, confinés. Ou du moins dehors. Et ce, malgré les places d’hébergement ouvertes par les services de l’Etat, pas assez nombreuses selon les associations.

Leur déjà dramatique condition de personnes à la rue ne les immunise pas contre le coronavirus. C’est donc pour éviter la propagation de la maladie au sein de cette population qu’un centre d’hébergement d'urgence ouvre à La Ciotat.

C’est la Croix rouge et le CCAS qui ont été chargés de gérer l’endroit. "L'accueil se fait sur notre parking, nous mettons nos toilettes et douches à leur disposition" indique pour sa part, la Réserve Communale de la Sécurité Civile qui s'est occupée de mettre en place la logistique.

Le campement est installé à proximité de la station Lumière, association domiciliée dans la villa Bianco au 53, avenue Guillaume Dulac à La Ciotat.

Photo : Rcsc (Facebook)

La rédaction

 

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