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Les urgences de La Ciotat, déjà sous tension ?

Bobologie, accidents, pathologies... Entre afflux de population, interventions du SMUR et transferts vers Marseille, ces derniers jours, les services de santé à La Ciotat, font face à une activité soutenue.

En ces vacances de Printemps sous une météo estivale, la hausse de fréquentation observée à La Ciotat ne se limite pas aux plages et aux axes de circulation. Elle se traduit également par une activité accrue des services de secours et de santé.

Sur le terrain, les équipes du SMUR (Service mobile d’urgence et de réanimation) de La Ciotat sont régulièrement mobilisées, notamment pour des accidents de la route et des interventions nécessitant une prise en charge rapide.

Ces unités médicalisées interviennent directement sur les lieux d’un accident ou d’un malaise, avec un médecin, un infirmier et un conducteur, afin d’apporter des soins intensifs avant un éventuel transport vers un établissement adapté.

Mis en service pour renforcer l’offre locale, le SMUR de La Ciotat fonctionne 24 heures sur 24 et 365 jours par an, avec pour objectif de réduire les délais d’intervention sur ce secteur particulièrement fréquenté.

TRANSFERT EN SAMU

Mais certaines situations nécessitent un relais vers des structures plus spécialisées. C’est notamment le cas pour les urgences cardiaques. En l’absence de service de cardiologie au centre hospitalier de La Ciotat, les patients présentant des pathologies lourdes, comme des infarctus ou des troubles cardiaques sévères, doivent être transférés vers des établissements disposant de plateaux techniques adaptés.

AmbulanceSAMU

Ci-dessus, une ambulance du SAMU des Bouches-du-Rhône, stationnée dans la cour du centre hospitalier de La Ciotat. (Photo : ©Fréquence Nautique)

Dans ce cadre, le SAMU basé à l'hôpital de la Timone à Marseille, joue un rôle central. Il assure la régulation des appels et organise les transports inter-hospitaliers, mobilisant si nécessaire des équipes médicalisées pour accompagner les patients vers des services spécialisés

Ces transferts, fréquents dans la prise en charge des urgences vitales, s’inscrivent dans une organisation globale du système de santé, où le SAMU coordonne l’orientation des patients vers les structures les plus adaptées à leur état .

Dans un contexte de vacances scolaires et de forte affluence, cette organisation est particulièrement sollicitée. Les interventions liées à des accidents, les malaises ou encore les pathologies aiguës se multiplient, tandis que les équipes doivent composer avec une population temporairement plus importante.

Sans situation exceptionnelle officiellement signalée, ce type de période met néanmoins en lumière les équilibres fragiles des territoires attractifs. À La Ciotat, entre interventions d’urgence, transports médicalisés et contraintes structurelles, les services de santé doivent s’adapter en permanence à une activité fluctuante.

Un avant-goût, pour certains professionnels, des tensions qui pourraient s’accentuer à l’approche de la saison estivale.

Photo : ©Fréquence Nautique - (archive)
La rédaction

Stationnement à La Ciotat : ces riverains qui "galèrent"

Ces derniers jours, entre météo favorable, vacances de printemps et événements, circulation et stationnement se compliquent déjà à La Ciotat.

À La Ciotat, les premiers week-ends ensoleillés du printemps donnent un avant-goût de la saison estivale. Ces derniers jours, les conditions météorologiques particulièrement favorables ont incité habitants et visiteurs à profiter du littoral, entraînant une hausse notable de la fréquentation.

Un afflux accentué par les vacances scolaires de printemps, période durant laquelle la commune attire traditionnellement de nombreux touristes et résidents secondaires. Résultat : dans plusieurs secteurs, notamment en bord de mer et à proximité du centre-ville, la circulation se densifie et le stationnement devient plus difficile.

À ces facteurs s’ajoute cette année la tenue des Les Nauticales, installées sur le port de plaisance. L’événement, qui mobilise une partie des espaces habituellement dédiés au stationnement, contribue à réduire temporairement l’offre disponible, accentuant la pression sur les parkings environnants.

Dans ces conditions, trouver une place peut rapidement devenir complexe, en particulier aux heures de forte affluence. Certains usagers évoquent des temps de recherche allongés et une circulation plus dense, notamment en fin de journée.

"OBLIGÉE DE ME GARER TRÈS LOIN..."

« Actuellement, je suis obligée de me garer très loin et je dois demander à mes jeunes voisins de m'aider et de venir récupérer les courses dans ma voiture », indique Chantal, 72 ans, domiciliée dans la rue Canolle à La Ciotat. Ce phénomène, habituellement observé en plein été, semble ainsi se manifester plus tôt dans l’année. Il pose la question de la capacité d’adaptation de la ville face à une fréquentation croissante, portée à la fois par son attractivité touristique et par des événements ponctuels.

Si La Ciotat dispose de plusieurs infrastructures de stationnement et de zones réglementées, celles-ci apparaissent parfois insuffisantes lors des pics d’activité. Sur les réseaux sociaux, des témoignages d’habitants font état de difficultés récurrentes et d’un sentiment de saturation.

À l’approche de la saison estivale, cette situation pourrait préfigurer les enjeux à venir pour La Ciotat, entre accueil des visiteurs et maintien des conditions de vie des résidents

Photo : ©Fréquence Nautique
La rédaction

Ce phénomène inattendu à La Ciotat, au lendemain des élections municipales

Alors que les Ciotadens viennent tout juste d'être consultés à travers l'élection municipale, ces derniers jours, des protestations spontanées apparaissent sur Internet. Elles révèlent à La Ciotat, un besoin d’expression citoyenne qui visiblement dépasse le cadre des urnes.

Quelques semaines après les élections municipales à La Ciotat, remportées largement dès le premier tour par Alexandre Doriol, un phénomène inhabituel attire l’attention : des pétitions en ligne, notamment sur la plateforme Change.org.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas d’une remise en cause du résultat des urnes. Le scrutin a eu lieu, les électeurs ciotadens ont tranché parmi plusieurs programmes, et la légitimité du maire n’est pas directement contestée. Pourtant, quelque chose semble émerger dans la population : un besoin d’expression, peut-être insuffisamment comblé.

Protection de deux oliviers en bordure de la voie douce, demande de création d’un poste d’adjoint au maire dédié à la petite enfance, ou encore retour d’un débat ancien sur le faisceau lumineux du casino… Autant de sujets très différents, mais qui témoignent tous d’une volonté de peser sur les décisions locales, même après le vote.

UN TEMPS POUR TOUT

Le recours massif à Change.org en si peu de temps n’est pas anodin. Il traduit une forme d’engagement citoyen renouvelé, plus direct, plus immédiat, mais aussi plus fragmenté. Comme si, au-delà du moment électoral, certains habitants ressentaient le besoin de continuer à s’exprimer, à interpeller, à exister dans le débat public.

Ce phénomène pose en creux une question essentielle : l’élection municipale, bien qu’elle reste le socle de la démocratie locale, suffit-elle encore à canaliser toutes les attentes citoyennes ? Ou assiste-t-on à l’émergence d’une participation plus continue, portée par les outils numériques au moment où l'abstention électorale  progresse ?

À La Ciotat, une chose est sûre : la parole citoyenne ne s’est pas arrêtée au soir du scrutin. Elle semble, au contraire, chercher de nouveaux espaces pour se faire entendre. Pas sur cependant que le message passe, les Ciotadens comme l'ensemble des Français ont été consultés sur le terrain de la politique locale et le mandat de 7 ans vient seulement de commencer.

Photo : ©Fréquence Nautique
La rédaction

Dans les calanques de La Ciotat, ce que les bénévoles retrouvent est alarmant

ENVIRONNEMENT - À quelques semaines de l’été, la Méditerranée révèle déjà ses failles. À La Ciotat, une nouvelle opération de nettoyage des calanques se prépare, et derrière cette mobilisation citoyenne se cache une réalité bien moins idyllique que les images de carte postale.

Le 25 avril prochain, l’initiative "Calanques Propres 2026" rassemblera habitants, associations et passionnés de la mer autour d’un objectif simple : ramasser les déchets accumulés sur le littoral. Une action devenue presque routinière… mais dont les résultats continuent d’inquiéter.

Car chaque année, le constat est le même. Plastiques, mégots, emballages alimentaires, filets de pêche abandonnés : les déchets collectés témoignent d’une pollution persistante, alimentée à la fois par les activités humaines locales et les courants marins. Dans certaines zones, les bénévoles évoquent même une “pollution invisible”, faite de microplastiques déjà incrustés dans l’écosystème.

"ON RETROUVE DE TOUT..."

“On retrouve de tout, parfois même des objets improbables. Ce n’est pas seulement un problème esthétique, c’est un vrai danger pour la faune”, confie Bernard, un participant régulier de l’opération.

Au-delà du simple ramassage, l’événement soulève une question plus profonde : celle de la responsabilité collective. Si ces actions permettent de nettoyer ponctuellement les sites, elles ne suffisent pas à enrayer le problème sur le long terme. La fréquentation croissante des calanques, notamment à l’approche de la saison touristique, accentue la pression sur ces espaces naturels fragiles.

À La Ciotat, la mobilisation citoyenne reste forte. Associations locales, plongeurs et riverains s’impliquent chaque année, souvent bénévolement, pour préserver ce patrimoine naturel. Mais beaucoup s’interrogent : combien de temps ces initiatives pourront-elles compenser l’absence de changements durables dans les comportements ?

À l’heure où les réseaux sociaux regorgent d’images spectaculaires des calanques, entre eaux turquoise et falaises escarpées, la réalité du terrain rappelle que ce décor reste vulnérable.

Derrière la beauté des paysages, une autre histoire se joue. Et elle dépend, en grande partie, de ce que chacun choisit de laisser… ou non, derrière lui.

Infos pratiques : opération "Calanques propres" organisé à La Ciotat par l'Atelier Bleu - CPIE Côte Provençale, rendez vous le samedi 25 avril 2026 à 9h30, calanques du grand et du petit Mugel. Tél . : 04 42 08 07 67.

Photo : ©Fréquence Nautique (archive)
La rédaction

La Ciotat : fuyant des menaces de mort, une mère et sa fille contraintes de dormir dans leur voiture

TÉMOIGNAGE - Publié anonymement sur un réseau social de La Ciotat, ce message révèle la détresse d’une mère victime de violences conjugales, toujours sans solution de logement malgré de nombreuses démarches.

C’est un message poignant, publié anonymement sur le groupe Facebook "J'adore La Ciotat" le mardi 14 avril 2026, qui suscite une vive émotion. Une mère de famille y décrit une situation devenue critique après avoir fui des violences conjugales graves pour protéger sa vie et celle de sa fille.

Arrivée à La Ciotat fin janvier, après avoir quitté précipitamment son domicile situé à plus de 800 kilomètres, elle explique avoir pris cette décision dans l’urgence face à des menaces de mort. Sa fille, âgée de 14 ans, est aujourd’hui scolarisée sur place, tentant de poursuivre sa vie malgré des conditions extrêmement précaires.

Depuis son arrivée, la mère affirme avoir entrepris de nombreuses démarches pour trouver un logement stable : demande de logement social mise à jour, dossier DALO déposé, suivi via le SIAO, contacts avec plusieurs bailleurs sociaux et rendez-vous avec les services sociaux locaux. Elle indique également avoir visité plusieurs solutions d’hébergement temporaire, sans qu’aucune ne puisse aboutir.

En parallèle, elle contacte quotidiennement le 115, sans succès. Aucune solution d’hébergement ne lui a été proposée à ce jour.

"... DANS MA VOITURE"

Dans les commentaires de sa publication, l'internaute apporte une précision particulièrement alarmante : aujourd’hui, elle et sa fille sont contraintes de dormir dans leur voiture. « Peu importe, même Marseille, du moment que je ne dors plus dans ma voiture », écrit-elle, en réponse à une suggestion d’élargir ses recherches à d’autres communes.

Face à cette impasse, son appel est clair : elle recherche un propriétaire prêt à lui faire confiance, que ce soit à La Ciotat, Aubagne ou même Marseille. Malgré son absence d’emploi actuelle, liée à sa situation, elle assure pouvoir assumer un loyer allant jusqu’à 700 euros charges comprises, ainsi que la caution. Elle précise également disposer d’un garant en CDI avec des revenus stables.

Ce témoignage met en lumière une réalité souvent invisible : celle des femmes victimes de violences, confrontées à des obstacles majeurs pour se reloger rapidement, même après avoir engagé toutes les démarches nécessaires.

Son message se conclut avec dignité et espoir, remerciant sincèrement toute personne qui prendra le temps de considérer sa demande. Un appel à l’aide qui pourrait, peut-être, trouver une réponse solidaire.

Photo : illustration, IA
La rédaction

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