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Municipales 2026 à La Ciotat : à quel jeu joue Hervé Itrac ?

POLITIQUE - À l'approche du scrutin de mars 2026, l’élu d’opposition multiplie les signaux laissant penser à une candidature dissidente, et risque l'exclusion du Rassemblement National qui a officiellement investi Daniel Salenc à La Ciotat. 

Il y a quelques mois, Hervé Itrac, conseiller municipal RN de La Ciotat, a rejoint les rangs de Daniel Salenc, candidat aux élections municipales de 2026, soutenu officiellement par le RN, l’UDR et le RPR.

Cependant, de récentes publications diffusées sur Facebook laissent entendre qu’Hervé Itrac prend ses distances, envisageant de présenter sa propre candidature dissidente aux prochaines élections municipales à La Ciotat.

Du côté de la direction départementale du RN, la ligne reste inflexible. Le président de la fédération des Bouches-du-Rhône, Franck Allisio balaie les critiques d’un revers de main, les qualifiant de simples « humeurs sans aucun intérêt ».

"UNE VRAIE CHANCE DE GAGNER"

« Il ne se passe rien de particulier, tout va bien à La Ciotat », affirme-t-il chez nos confrères de "La Provence", réitérant le soutien « plein et entier » du Rassemblement National à Daniel Salenc, qu’il estime avoir « une vraie chance de gagner ».

Le message est clair : si Hervé Itrac devait se lancer dans une candidature dissidente, ce ne serait « évidemment » pas sous l’étiquette RN. Et les conséquences seraient immédiates. « Oui, mécaniquement, il serait exclu du parti », avertit Franck Allisio. « Ce serait une aventure personnelle. »

Une position d’autant plus tranchée qu'il y a quelques semaines seulement, Daniel Salenc, Franck Allisio et Hervé Itrac affichaient leur unité en annonçant leur alliance pour tenter de conquérir la mairie de La Ciotat.

RN : LE CHOIX DE DANIEL SALENC

Reste une question centrale : pourquoi Hervé Itrac n’a-t-il pas été investi par le RN ? La réponse se trouve en grande partie dans les chiffres. Selon les derniers sondages, le parti de Jordan Bardella bénéficie d’une dynamique électorale favorable dans la région et ambitionne de remporter plusieurs communes lors des municipales à venir. Un enjeu stratégique majeur, susceptible d’avoir des répercussions sur la présidence de la métropole et jusqu’au Sénat. Dans ce contexte, le RN entend avant tout « jouer la gagne ».

À La Ciotat, l’historique électoral pèse lourd dans les choix du parti. En 2014, Yann Farina (FN) avait recueilli 24,37 % au second tour des municipales. En 2017, Marine Le Pen atteignait 44,71 % au second tour de l’élection présidentielle. Plus récemment encore, lors des élections législatives de 2024, Joëlle Mélin a largement confirmé l’ancrage du RN sur le territoire, en obtenant 56,23 % des suffrages à La Ciotat, avant d’être réélue députée de la neuvième circonscription des Bouches-du-Rhône.

Un contraste saisissant avec le score d’Hervé Itrac aux municipales de 2020, où il n’avait recueilli que 9,92 % au second tour. Un résultat insuffisant, aux yeux de la direction du parti, pour porter seul l’ambition du RN dans une ville stratégique.

Pendant ce temps, dans le camp de Daniel Salenc, rien ne change. La campagne se poursuit, structurée et visible. Fort de son soutien confirmé par le Rassemblement national, le candidat à la mairie de La Ciotat, organisait encore hier soir une réunion publique autour d’un thème central de son projet : la famille. Une manière d’afficher continuité et sérénité, tandis qu’Hervé Itrac, lui, continue de cultiver le flou. Jusqu’à quand ? 

Photo : D.R. (Facebook)
La rédaction

La Ciotat : quand la parole des internautes finit devant les tribunaux

Constats d’huissiers, avocats et fonds publics : à la veille des élections muncipales, la mairie de La Ciotat ressort "l'artillerie lourde", une statégie qui interroge sur la frontière entre protection de l’institution et procédure bâillon.

Entre août et novembre 2025, la municipalité de La Ciotat a pris une série de décisions révélatrices d’une judiciarisation croissante de la parole en ligne. En cause : des publications sur "Facebook" "jugées diffamatoires ou problématiques", ayant conduit la commune à mandater huissiers et avocats, aux frais du contribuable.

Les documents officiels montrent une mobilisation répétée de moyens juridiques pour constater des propos publiés sur les réseaux sociaux, conseiller la commune sur les suites à donner, et engager, le cas échéant, des procédures devant les juridictions civiles et pénales. Dans certains cas, la protection fonctionnelle est accordée à des agents municipaux, renforçant encore l’arsenal juridique déployé.

Si la lutte contre la diffamation et les menaces est légitime, la répétition de ces démarches pose question.

Le droit à la liberté d’expression protège en effet de manière renforcée la critique de l’action publique, y compris lorsqu’elle est virulente ou dérangeante. Or, rien dans les décisions rendues publiques lors du dernier conseil municipal, ne permet de distinguer clairement ce qui relèverait d’infractions pénales caractérisées de ce qui pourrait constituer une opinion ou une contestation citoyenne.

PROCÉDURES CÔUTEUSES AU RÉSULTAT INCERTAIN

La ville de La Ciotat n'en est pas à son premier coup d'essai. Lors de la campagne des élections municipales de 2020, observateurs politiques, élu d'opposition et candidat ont été convoqués au commissariat. Dans la plupart des cas, les plaintes n'ont pas été suivies d'effets ou relaxées devant le tibunal.

Ce déséquilibre des forces — une collectivité disposant de moyens juridiques importants face à de simples internautes — évoque les mécanismes bien connus des “procédures bâillons”. Sans viser nécessairement à obtenir une condamnation, ce type de stratégie peut suffire à dissuader toute expression critique, instaurant un climat d’autocensure.

À l’heure où les institutions européennes encouragent les États à lutter contre les actions judiciaires abusives visant la participation citoyenne, le cas de La Ciotat illustre une tension fondamentale : comment protéger la réputation d’une collectivité sans porter atteinte au débat démocratique ?

La question reste ouverte, mais une chose est certaine : sur les réseaux sociaux comme ailleurs, la liberté d’expression ne se défend jamais durablement devant les tribunaux seuls.

Photo : illustration, IA
La rédaction

Noël à La Ciotat : une roue 100 % gagnante à tourner absolument

 Venez tourner la roue 100 % gagnante chez votre bijoutier « Plaisir d’offrir » centre-ville à La Ciotat.

 À l’approche des fêtes, la bijouterie « Plaisir d’offrir », située au 71 rue des Poilus, redouble d’imagination pour gâter ses clients. Jusqu’au 24 décembre, chaque passage en caisse est l’occasion de tenter sa chance et de repartir avec un bijou d’une valeur de 1 000 euros.
 
Une animation qui s’ajoute à une roue 100 % gagnante, offrant chaque jour des remises immédiates ou des cadeaux à tous les participants.
 
Bague
 
La bague d'une valeur de 1075 €, mise en jeu pour Noë, chez "Plaisir d'Offrir" centre-ville à La Ciotat - (Photo : ©Fréquence Nautique)

Pour faciliter vos achats de Noël, la boutique propose également le paiement en trois ou quatre fois sans frais, une aubaine pour offrir sans se serrer la ceinture. Et pour plus de commodité, « Plaisir d’offrir » reste ouverte en continu jusqu’à la veille de Noël.

ADRESSE INCONTOURNABLE POUR LES FÊTES

Que vous soyez à la recherche d’un cadeau pour un être cher ou d’une pièce unique pour vous-même, cette bijouterie-joaillerie saura vous séduire par son choix varié et son accueil chaleureux. Une raison de plus pour flâner en centre-ville et profiter de l’esprit de Noël à La Ciotat !

Infos pratiques : Joaillerie - Bijouterie « Plaisir d’offrir », 71 rue des Poilus, centre-ville à La Ciotat - Tél.: 04 42 08 41 72
 
Photo : ©Fréquence Nautique
La rédaction

Perquisition à la mairie de Cassis : Danielle Millon (DVD) invoque la « vérité » dans le dossier de la Villa Mauresque

À trois mois des municipales, la maire (DVD) de Cassis affirme accueillir sereinement l’intervention de la Brigade financière et dénonce une instrumentalisation politique d’un dossier vieux de dix ans.

La mairie de Cassis et le domicile de la maire divers droite, Danielle Millon, ont été perquisitionnés le mardi 16 décembre par la Brigade financière de Paris. Une opération judiciaire que l’édile relie directement au dossier sensible de la Villa Mauresque, une affaire qui empoisonne la vie politique locale depuis près d’une décennie.

Dans un communiqué, la maire ne cache pas le lien qu’elle établit entre cette perquisition et ce qu’elle qualifie de « saga dite de la Villa Mauresque », devenue selon elle « le principal fer de lance » de son opposition municipale. Malgré un calendrier qu’elle juge pour le moins opportun, à trois mois des élections municipales, Danielle Millon affirme accueillir cette étape judiciaire avec satisfaction.

« Je m’en félicite pleinement : la vérité va enfin pouvoir triompher concernant la vente de la Villa Mauresque et mettre un terme aux nombreuses calomnies colportées depuis plusieurs années », écrit-elle, se disant confiante dans le travail de la justice.

"SOCIÉTÉS ÉCRANS, PARADIS FISCAUX...."

La maire rappelle que la vente de cette demeure emblématique avait déjà été contestée devant les tribunaux par l’opposition municipale, sans succès. Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée là.

Le dossier a également retenu l’attention du Parquet national financier (PNF), qui a ouvert une enquête à la suite d’un signalement faisant état de montages financiers complexes. Selon ces éléments, l’acquéreur officiel de la villa, la société "Malsa Consultant Limited", serait en réalité au cœur d’un réseau de sociétés écrans, possiblement liées à des paradis fiscaux.

Face à ces développements, Danielle Millon se pose en défenseure de la transparence et de la démocratie locale. « La justice fera son travail, et les Cassidains jugeront par les urnes », affirme-t-elle, renvoyant ses opposants à ce qu’elle estime être le terrain légitime du débat politique.

Alors que l’enquête suit désormais son cours, cette perquisition marque une nouvelle étape dans un dossier hautement sensible, dont les répercussions politiques pourraient peser sur la prochaine échéance électorale.

Photo : illustration, IA
La rédaction

La Ciotat : pourquoi l'hôtel "Moxy" n'a pas trouvé son public ?

À La Ciotat, c'est désormais l’échec d’un projet hôtelier dépendant d’un "complexe de loisirs" jamais vraiment lancé

L’aventure de l’hôtel Moxy à La Ciotat s’achève discrètement, trois ans après son ouverture. La liquidation judiciaire de la société exploitante doit être entérinée par le tribunal des activités économiques, scellant la fin d’un établissement qui misait avant tout sur son environnement pour exister.

Implanté à l’entrée de la ville, au sein du complexe de loisirs "Le Spot", l’hôtel avait été conçu comme une pièce d’un ensemble plus vaste mêlant cinéma, restauration, commerces et activités ludiques. Exploité sous franchise du groupe "Marriott", le "Moxy" incarnait une nouvelle approche hôtelière, plus décontractée, pensée pour une clientèle de passage, d’affaires ou touristique.

Moxy2

Ci-dessus, l'affichette présente sur la porte d'entrée de l'établissement - (Photo : ©Fréquence Nautique)

Mais très vite, le modèle montre ses limites. Le fonctionnement économique de l’hôtel reposait largement sur l’attractivité du site dans son ensemble. Or, le complexe n’a jamais atteint le niveau d’animation espéré. Faute d’événements réguliers, de visibilité et de flux constants, la fréquentation est restée insuffisante.

UNE CLIENTÈLE DÉFAILLANTE...

Les conséquences ne tardent pas : plusieurs commerces ferment, les projets complémentaires sont abandonnés et la dynamique collective s’effondre. Isolé dans un site de plus en plus déserté, l’hôtel ne parvient plus à équilibrer son exploitation, malgré des prévisions initiales jugées réalistes.

Aujourd’hui, la plupart des activités du "Spot" ont cessé, à l’exception de quelques structures encore en fonctionnement.

Pour l’hôtel Moxy, l’histoire est terminée. Son équipe s’apprête à quitter les lieux, laissant derrière elle un bâtiment vide et un symbole de plus des difficultés rencontrées par les grands projets urbains lorsque l’animation promise ne suit pas.

Cette fermeture pose désormais la question de l’avenir du site et de sa capacité à retrouver une cohérence économique durable à La Ciotat.

Photo : ©Fréquence Nautique
La rédaction

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