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Rentrée 2026 : "classe fantôme" à La Ciotat, l'alerte d'une parente d'élève déléguée

TÉMOIGNAGE - À l’école "Louis Pécout," quartier de Fardeloup à La Ciotat, une parent d’élève déléguée dénonce la non-réouverture d’une classe pourtant jugée essentielle, dans un contexte de surcharge et d’inclusion d’enfants en situation de handicap.

À La Ciotat, l’inquiétude monte chez les parents d’élèves de l’école communale "Louis Pécout". À quelques mois de la rentrée scolaire de septembre 2026, une décision suscite incompréhension et colère : une classe, fermée l’an dernier, ne rouvrira finalement pas en septembre, malgré les attentes et les besoins croissants.

C’est Angélique Laissus Keller, parent d’élève déléguée, qui prend aujourd’hui la parole au nom de nombreuses familles. Dans son témoignage adressé à la rédaction de "Radio La Ciotat Fréquence Nautique", elle décrit une situation devenue difficilement tenable. « Cette classe devait rouvrir afin d’accueillir et instruire nos enfants dans les meilleures conditions », explique-t-elle. Une promesse qui, selon elle, n’a pas été tenue.

UNE ÉCOLE AUX BESOINS SPÉCIFIQUES

L’établissement ne se limite pas à un fonctionnement classique. Il accueille notamment un dispositif UEMA (Unité d’Enseignement en Maternelle Autisme), un système rare dans le département, destiné à favoriser l’inclusion d’enfants autistes au sein des classes dites “traditionnelles”.

Cette particularité rend, selon les parents, la réouverture de la classe d’autant plus cruciale. « L’équilibre de ce dispositif repose sur des effectifs adaptés », souligne Angélique. Or, les prévisions pour la rentrée annoncent des classes surchargées, avec jusqu’à 30 élèves par classe, sans compter les accompagnants et les enfants intégrés via le dispositif.

Face à cette situation, les parents ont tenté d’alerter les autorités locales alors en pleine période électorale. Le 9 mars dernier, Angélique Laissus Keller a contacté le maire de La Ciotat afin de l’inviter à participer au conseil d’école du 17 mars. L’objectif : exposer directement les difficultés rencontrées et solliciter un soutien.

Si une réponse favorable avait initialement été reçue, selon elle, Alexandre Doriol ne s’est finalement pas présenté. Aujourd’hui, les parents espèrent que leur voix portera au-delà des murs de l’école. « Nous sommes désemparés face à cette situation », confie la représentante, qui appelle à une prise de conscience et à un soutien plus large, notamment médiatique.

Au cœur de cette mobilisation : une même inquiétude partagée par tous — celle de ne plus pouvoir garantir à chaque enfant, qu’il soit en situation de handicap ou non, les conditions d’apprentissage auxquelles il a droit.

La rentrée approche, et avec elle, une question qui reste en suspens : combien d’élèves faudra-t-il entasser avant qu’une classe ne redevienne une priorité ?

Photo : ©Fréquence Nautique (archive)
La rédaction

Une friteuse déclenche un incendie dans un immeuble : ce qui s’est passé à La Seyne-sur-Mer

Un feu s’est déclaré ce dimanche matin dans un HLM de La Seyne-sur-Mer. Rapidement maîtrisé grâce à l’intervention des secours, l’incident n’a fait aucune victime mais a mobilisé d’importants moyens.

Ce dimanche 12 avril 2026, aux alentours de 10 h 30, un incendie s’est déclaré au 6e étage d'un immeuble HLM "La Maurelle", situé au sud de La Seyne-sur-Mer. À l’origine du sinistre : une friteuse ayant pris feu dans dans la cuisine d'un appartement.

Alertés rapidement, les sapeurs-pompiers du Var sont intervenus en nombre pour éviter toute propagation des flammes dans cet immeuble collectif. Le dispositif déployé comprenait trois engins de lutte contre les incendies, une ambulance ainsi qu’un véhicule de commandement, mobilisant au total 16 soldats du feu.

Grâce à leur intervention rapide, appuyée par la police municipale, l’incendie a pu être maîtrisé en un temps limité. Aucun blessé n’est à déplorer, malgré l’inquiétude suscitée parmi les habitants de la résidence.

Enedis, GRDF ainsi que les forces de police se sont également rendus sur place afin de sécuriser les installations et prévenir tout risque supplémentaire.

LE MAIRE SUR PLACE

Le maire, Dorian Munoz, a salué l’efficacité des secours : « Grâce à l’intervention rapide des pompiers et de la police municipale, la situation a été rapidement maîtrisée. Avec les équipes, nous avons assuré de notre soutien et de notre aide aux habitants concernés. »

Si cet incident se termine sans conséquence humaine, il rappelle néanmoins les risques domestiques liés aux équipements du quotidien et l’importance de la vigilance.

*Écoutez Fréquence Nautique à La Seyne-sur-Mer sur le canal 11C du DAB+
 
Photo : illustration, IA
La rédaction

La Ciotat : incertitude autour de l'exploitation du Casino

Le tribunal administratif de Marseille confirme des irrégularités majeures dans la délégation de service public attribuée en 2024 et pointe une atteinte au principe d’égalité entre les candidats.

Le dossier du casino de La Ciotat connaît un nouveau tournant. Par un jugement rendu le 10 avril 2026, le tribunal administratif de Marseille a prononcé l’annulation du contrat de délégation de service public confiant l’exploitation de l’établissement à la société Pleinair Casino.

Si cette annulation ne prendra effet qu’au 31 décembre 2026, afin de garantir la continuité de l’activité, la décision vient confirmer et approfondir les irrégularités déjà relevées lors d’un premier contentieux en 2024.

Au cœur de l’affaire figure la question du statut juridique du bâtiment abritant le casino. Construit par Partouche Immobilier et mis à disposition de l’exploitant, ce bien était présenté dans le contrat comme relevant d’une propriété privée.

Or, comme en 2024, les juges administratifs considèrent que cet équipement, entièrement dédié à l’activité de casino, constitue un élément indispensable au service public. À ce titre, il doit être regardé comme un « bien de retour », destiné à revenir gratuitement à la commune à l’issue du contrat.

Le tribunal estime ainsi que la commune a méconnu les règles du code de la commande publique en indiquant à tort que ce bien ne lui appartenait pas.

ATTEINTE AU PRINCIPE DE CONCURRENCE

Le jugement du 10 avril 2026 va toutefois plus loin que la décision rendue deux ans plus tôt. Il met en évidence des manquements aux principes fondamentaux de la commande publique, en particulier en matière d’égalité de traitement des candidats.

Plusieurs éléments sont relevés :

  • la présentation du bâtiment comme propriété privée a pu dissuader certains opérateurs de se porter candidats ;
  • l’imposition d’une redevance annuelle élevée pour l’occupation des lieux ;
  • la dépendance à une convention d’occupation conclue avec une société liée au groupe titulaire du contrat.

Dans ce contexte, le tribunal considère que les conditions de la procédure ont créé une situation désavantageuse pour les candidats extérieurs au groupe Partouche, au bénéfice de l’opérateur sortant.

GAIN DE CAUSE POUR "GRAND CASINO DE DINANT"

La société Grand Casino de Dinant, à l’origine du recours, obtient ainsi gain de cause. Malgré ces irrégularités jugées déterminantes, le tribunal a choisi de différer les effets de l’annulation au 31 décembre 2026. Cette décision vise à éviter une interruption immédiate de l’exploitation du casino, susceptible d’avoir des conséquences économiques et sociales importantes pour la commune.

D’ici cette échéance, la ville de La Ciotat devra engager une nouvelle procédure de mise en concurrence conforme aux règles en vigueur.

En confirmant l’application du régime des biens de retour et en sanctionnant une atteinte à la concurrence, le jugement pourrait avoir des répercussions au-delà du seul cas ciotaden. Il rappelle aux collectivités territoriales l’importance de sécuriser juridiquement leurs délégations de service public, en particulier dans des secteurs où les liens entre propriétaires d’infrastructures et exploitants sont étroits.

À ce stade, ni la commune ni les sociétés concernées n’ont officiellement réagi à la décision, qui pourrait encore faire l’objet d’un appel.

Photo : ©Fréquence Nautique
La rédaction

Un accident paralyse la route entre La Ciotat et Cassis

Ce vendredi, un accident sur la RD559 a provoqué la fermeture totale de la voie reliant La Ciotat à Cassis à la mi-journée. Sapeurs-pompiers et police municipale sont intervenus sur place, tandis que des déviations ont été mises en place pour les usagers.

Ce vendredi 10 avril 2026, un accident survenu ce vendredi en milieu de journée a entraîné la fermeture complète de la RD559, axe majeur reliant La Ciotat à Cassis. Les secours, dont les sapeurs-pompiers du centre de secours de La Ciotat et la police municipale, se sont immédiatement rendus sur les lieux pour sécuriser la zone et porter assistance aux éventuels blessés.

Aucune information n’a pour l’instant été communiquée sur la nature exacte de l’accident ou le nombre de véhicules impliqués. Cependant, les autorités ont rapidement mis en place des déviations afin de limiter les perturbations pour les automobilistes, dans un secteur souvent très fréquenté, notamment en période touristique.

Photo : illustration, IA
La rédaction

La Ciotat : deux oliviers "menacés" déclenchent la mobilisation des riverains et des usagers de la voie douce

Dans le quartier du Vallat de Roubaud, près de 200 habitants se mobilisent pour sauver deux oliviers, dont un centenaire, menacés par un chantier, tandis qu’un projet de replantation ailleurs suscite interrogations et inquiétudes.

À La Ciotat, derrière l’apparente tranquillité de la Voie douce, un combat discret mais déterminé prend racine. À l’angle de la Traverse Tivoli, deux oliviers — dont l’un serait centenaire — se retrouvent aujourd’hui au cœur d’une mobilisation citoyenne grandissante.

Depuis plusieurs jours, les habitants du quartier du Vallat de Roubaud expriment leur inquiétude face au sort réservé à ces arbres emblématiques. Situés en bordure de la voie douce, sur le terrain d'un chantier de construction dont le démarrage fait craindre le pire : endommagement irréversible ou transplantation risquée.

Car au-delà de leur simple présence végétale, ces oliviers incarnent une mémoire collective. « Ils font partie du paysage et de l’identité du quartier », nous confie Nicolas pendant son jogging matinal sur la voie douce, visiblement attaché à ce patrimoine vivant qui traverse les générations.

Une information récente, relayée par Patricia une voisine, alimente encore davantage les discussions : selon elle, « les autorités locales envisageraient de replanter ces deux oliviers sur le parc du Domaine de la Tour à La Ciotat ». Une option qui, si elle peut apparaître comme une solution de compromis, soulève de nombreuses interrogations.

SUR LE DOMAINE DE LA TOUR ?

Car déplacer des oliviers centenaires n’est pas un acte anodin. Techniquement, la transplantation d’un olivier est possible — y compris pour des sujets âgés — mais elle nécessite des conditions très strictes : un arrachage avec une motte de terre importante, une préparation en amont sur plusieurs mois, une période de transplantation adaptée (souvent hors fortes chaleurs), ainsi qu’un suivi attentif après replantation.

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Ci-dessus, les deux oliviers concernés situés dans la zone de chantier, à l'angle de la traverse Tivoli à La Ciotat et en bordure de la voie douce. (Photo : ©Fréquence Nautique)

Malgré ces précautions, le risque reste élevé. Plus l’arbre est ancien, plus son système racinaire est étendu et fragile. Le choc du déplacement peut entraîner un stress hydrique important, un dépérissement progressif, voire la mort de l’arbre dans les années qui suivent. Autrement dit, une transplantation ne garantit en rien la survie de ces oliviers, et encore moins leur reprise dans de bonnes conditions.

Pour des usagers de la voie douce que nous avons rencontrés lors de notre reportage, cette solution apparaît donc incertaine, voire inacceptable. « Un olivier centenaire ne se déplace pas comme un simple élément de décor », résume Véronique, institutrice. Au-delà de l’arbre lui-même, c’est aussi son ancrage dans un lieu précis, son histoire locale, qui serait perdu.

PRÈS DE 200 SIGNATAIRES

Face à ces incertitudes, les habitants n’ont pas tardé à s’organiser. Une pétition, lancée à la fois en ligne et sur le terrain, a déjà recueilli près de 200 signatures, un chiffre en constante évolution.

À travers cette mobilisation, les riverains formulent des demandes précises : étudier des alternatives permettant de conserver les oliviers à leur emplacement actuel, garantir un suivi rigoureux du chantier par la municipalité, et intégrer pleinement la protection du patrimoine naturel dans les décisions d’aménagement.

Dans un contexte où les enjeux environnementaux occupent une place croissante dans le débat public, cette initiative se veut résolument citoyenne et apolitique. Elle témoigne d’une volonté claire : préserver ce qui ne peut être remplacé.

Contact : Collectif d’habitants du Vallat de Roubaud - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Photo : ©Fréquence Nautique
La rédaction

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