


POLITIQUE - À huit jours du premier tour des élections municipales, le maire sortant Alexandre Doriol a réuni environ 900 personnes ce samedi matin à l’entrepôt "Castelli", dans la zone Athélia. Le candidat "divers droite" (LR, Horizons, Renaissance (ndlr LREM)), y a défendu son bilan et dénoncé une campagne qu’il juge "agressive".
Devant une salle remplie de militants et de sympathisants, Alexandre Doriol a ouvert son discours en saluant la présence du public avant d’évoquer avec ironie les critiques formulées contre sa gestion de la ville.
« À entendre certains, La Ciotat serait la pire des villes, une ville en insécurité totale où l’on vole, brûle et pille », a-t-il ironisé, dénonçant une image qu’il juge caricaturale de la commune. Faisant fi des faits divers de l'été dernier, dont le bord de mer de La Ciotat garde encore les stigmates.
Visiblement agacé par certaines accusations apparues pendant la campagne, le maire sortant a également tenu à répondre aux rumeurs qui circulent à son sujet.
« De toute ma vie, je n’ai jamais été condamné, jamais mis en examen, jamais placé en garde à vue. Mon casier judiciaire est totalement vierge », a-t-il affirmé devant ses soutiens, celui qui a été le directeur de cabinet de Ferdinand Bernhard, ancien maire de Sanary-sur-Mer condamné pour "prise illégale d'intérêt, détournement de fonds publics et favoritisme".
L'HÉRITAGE...
Arrivé à la tête de la municipalité il y a environ trente mois, l'ancien adjoint au maire en charge de l'urbanisme sous le mandat de Patrick Boré entre 2014 et 2020, a ensuite mis en avant plusieurs réalisations de son équipe.
Alexandre Doriol cite notamment la création "d’un nouveau poste de police et la mise en place d’un centre de supervision urbaine doté de 400 caméras, ainsi que différents projets d’aménagement et de rénovation d’équipements publics".
Le maire sortant évoque également la végétalisation du Vieux-Port, la plantation de 10 000 arbres ou encore la création de logements destinés aux femmes victimes de violences.
« Sans prétention, c’est quand même pas mal ce qui a été fait », a-t-il estimé sous les applaudissements. Le maire sortant a par ailleurs promis de maintenir la stabilité fiscale en cas de réélection. « Le taux communal des impôts locaux n’augmentera pas d’un iota tant que je serai à la tête de la ville », a-t-il assuré.
Une partie du discours a également été consacrée au climat politique local. Sans citer directement ses adversaires, Alexandre Doriol a dénoncé des divisions qu’il juge néfastes pour la ville.
DIVISER POUR MIEUX RÉGNER ?
« De l’ultra à l’extrême droite, d’anciens alliés devenus rivaux s’affrontent aujourd’hui », a-t-il déclaré, évoquant une « guerre ouverte » entre certains candidats. Le maire sortant appelle au contraire à un rassemblement autour de son projet municipal, résumé par une formule : « Des racines et des ailes ».
Selon lui, il s’agit de préserver l’identité et l’histoire de la ville tout en préparant son développement futur. Parmi les pistes évoquées figurent notamment une grande promenade piétonne entre le Mugel et Saint-Jean, le renforcement de la présence de la police municipale ou encore des mesures pour améliorer l’offre de soins.
"RIEN N'EST JAMAIS ACQUIS..."
À une semaine du premier tour, Alexandre Doriol a enfin appelé ses soutiens à se mobiliser. « Nous avons huit jours pour convaincre et mobiliser », a-t-il lancé, rappelant que « rien n’est jamais acquis... ».
Les électeurs ciotadens sont appelés aux urnes les 15 et 22 mars pour désigner leur futur maire.
PROCHAINS RENDEZ-VOUS :
La liste "Bifurquons à gauche" conduite par Antoine Vichy, soutenue par La France Insoumise organise une réunion publique le dimanche 8 mars à 18h, salle Saint Marceaux à La Ciotat. Le mardi 10 mars, la liste "Car sur le bon sens" conduite par Daniel Salenc et soutenue par le Rassemblement National, l'Union des Droites pour la République et le mouvement "Les Ciotadens", organise une réunion publique à 19h, salle Paul Éluard à La Ciotat.
Depuis sept ans, Élodie Moscatello attend une réponse à sa demande de logement social. Âgée de 37 ans et mère de cinq enfants, elle vit aujourd’hui dans un appartement devenu trop petit et inadapté à la vie de sa famille. Malgré une reconnaissance au titre du droit au logement opposable (DALO) obtenue il y a près de trois ans, la situation reste bloquée.
« J’ai une demande de logement active depuis sept ans, et une loi DALO depuis bientôt trois ans », explique Élodie Moscatello 37 ans, mère de famille.
Deux propositions lui ont bien été faites, mais à Marseille, dans les quartiers de Frais-Vallon et du Consolat. Des logements qu’elle a dû refuser. « Je n’avais pas demandé Marseille. Mon fils est reconnu par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) et il est accueilli en Institut Médico-Éducatif (IME) le mercredi. Ce n’était pas possible pour nous d’accepter. »
"ON VIT AU MILIEU DES CARTONS"
Dans l’appartement de 50 m2 où elle vit aujourd’hui, la cohabitation devient de plus en plus difficile avec cinq enfants, âgés de 5 à 17 ans. « La situation est très dure à vivre. Le logement est très petit, il n’y a pas de place, on vit au milieu des cartons », confie-t-elle. Faute d’espace, les jumelles dorment régulièrement avec elle dans le salon.
À ces difficultés s’ajoutent des problèmes d’insalubrité. De la moisissure est apparue dans certaines chambres, notamment celle de sa fille aînée, et la chaleur devient étouffante durant l’été. Des conditions de vie qui accentuent la fatigue et l’inquiétude de cette mère de famille.
Malgré de nombreuses démarches, son dossier reste au point mort. Lors d’un rendez-vous avec des représentants de la mairie, il lui a été expliqué qu’aucun logement de type T5 n’était actuellement disponible pour accueillir sa famille. Si la mairie de La Ciotat a adressé un courrier aux bailleurs sociaux afin de tenter de faire avancer son dossier, aucune solution concrète n’a suivi. Trois ans après la reconnaissance de son droit au logement opposable, aucune nouvelle proposition adaptée à sa situation ne lui a été faite.
Face à cette attente qui s’éternise, elle envisage désormais de nouvelles démarches juridiques. « J’ai rendez-vous la semaine prochaine avec un avocat pour essayer de faire avancer ma situation, car je ne sais plus quoi faire et ça devient invivable », indique-t-elle.
Au-delà de son cas personnel, son message se veut un appel à être entendue. « Je voudrais qu’on prenne vraiment ma situation en considération. Trois ans avec une loi DALO et pas d’autre proposition de logement, c’est long. » Elle insiste également sur les besoins particuliers de sa famille, qui rendent l’attente et l’absence de solution d’autant plus difficiles à vivre au quotidien.
Aujourd’hui, l’épuisement se fait sentir. « Moralement et physiquement, je suis épuisée. Parfois je baisse les bras, mais j’essaie de rester forte. Il faut que je me batte pour mes enfants. »
Les listes ci-dessous sont publiées dans l’ordre selon le classement officiel établi par tirage au sort.
VIDÉO - S'agit-il d'un (mauvais) défi ? Deux jeunes à bord d’un petit véhicule filmés à vive allure avant de rater un rond-point très fréquenté de la zone Athélia à La Ciotat. La scène, diffusée sur TikTok, devient virale.
Une vidéo publiée récemment sur le réseau social TikTok attire l’attention des internautes. Filmée sur l’avenue Mistral, dans la zone d’activités Athélia 4 à La Ciotat, la séquence montre un véhicule sans permis circulant à vive allure sur cette artère habituellement empruntée par de nombreux automobilistes et poids-lourds.
Sur les images, le petit véhicule semble accélérer fortement avant d’arriver au niveau du rond-point des Voiles. La trajectoire devient alors incontrôlable.
Au moment d’aborder le rond-point, le conducteur ne parvient pas à négocier le virage. La voiture sans permis quitte la chaussée, monte sur un trottoir et termine sa course perché sur un panneau de signalisation au niveau d'un passage piéton.
La scène, capturée en quelques secondes, se termine par l’arrêt brutal du véhicule accidenté. Un homme présent sur place au moment des faits s’approche rapidement de la voiture immobilisée. Dans la vidéo, on l’entend demander aux deux jeunes occupants s’ils vont bien après le choc.
Heureusement, selon les premières images diffusées, l’incident semble s’être soldé par plus de peur que de mal.
L'HYPOTHÈSE D'UN JEU QUI A MAL TOURNÉ
Pour plusieurs internautes qui commentent déjà la séquence, tout laisse penser à un jeu ou à un défi qui aurait mal tourné. La vitesse du véhicule et la manière dont la scène semble filmée alimentent cette impression.
L’accident aurait toutefois pu avoir des conséquences bien plus graves. La zone d’Athélia 4 est en effet un secteur très fréquenté, notamment par des véhicules utilitaires et des poids-lourds circulant dans cette importante zone d’activités de la ville y compris des piétons.
Ci-dessus, la vidéo, déjà largement partagée sur "TikTok", est sur le point de devenir virale sur l'ensemble des réseaux sociaux.
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